J’ai testé la monodiète de pommes !

J’ai testé la monodiète de pommes !

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être pu voir que je me suis lancée dans une monodiète de 3 jours à base de pommes. Vous avez été nombreux à m’interroger sur celle-ci : Pourquoi ? Comment ? Quels effets ? Quels risques? C’est pourquoi je vous partage via cet article mes motivations et mon expérience concernant cette monodiète !

Qu’est ce qu’une monodiète ?

La monodiète consiste à se nourrir d’un seul aliment sur une période spécifique. Le but est de nettoyer et purifier notre organisme, en éliminant les toxines accumulées. Rien à voir donc avec un régime restrictif visant à perdre du poids vitesse grand V, ici il est question de détox et de bien être ! Une monodiète se fait généralement sur 3 jours, car les cellules de la flore intestinale ont une durée de vie de 72 heures. Cette durée leur permet ainsi de se renouveler entièrement sans être agressées, puisqu’elles ne reçoivent qu’un seul aliment, laissant le loisir à l’intestin de bien se restaurer et éliminer les éléments néfastes à son bon fonctionnement.

Pourquoi la pomme?

Il existe différentes monodiètes, les plus connues étant celles à base de riz et de raisins. Mais celle à base de pommes reste la plus populaire, tout d’abord car elle est pratique : Elle est facile à transporter, on la trouve toute l’année, et on peut la consommer sous plusieurs formes (crues, cuites, en compote ou en chips) et profiter de ses nombreuses variétés. Mais la pomme est surtout un bon choix de par ses qualités nutritionnelles : elle est riche en antioxydants et en pectine, une fibre qui est un bon régulateur du transit intestinal, capteur de métaux lourds ainsi qu’un excellent coupe-faim. La pomme est un bon antiseptique intestinal, ce qui en fait un aliment détox idéal, associé bien sûr à une bonne hydratation (eau, thé, infusion) pour un bon effet dépuratif.

Pourquoi est-ce que je me suis lancée ?

Si je connaissais le concept de la monodiète, je n’avais jamais vraiment été tentée de me lancer, appréhendant de me restreindre à un seul aliment durant 3 jours. Mais après la période des fêtes de fin d’année et les nombreux excès du mois de décembre, j’avais vraiment l’impression de tourner au ralenti : Fatigue, système digestif perturbé… J’ai bien compris que mon corps été en saturation. Alors je suis tombée sur la vidéo du coach Alexandre Mallier (lien direct ici) qui revient sur cette cure détox qu’il a lui même expérimenté, en s’appuyant sur la méthode Fitnext. Du coup ma curiosité l’a emporté, étant motivée à repartir sur des bases saines et retrouver ma vitalité perdue. Et puis je n’avais pas grand chose à perdre en essayant, d’autant que rien ne vaut l’expérimentation pour se faire une opinion.

Bien se préparer à la monodiète

Avant tout, il est essentiel de bien préparer son corps avant d’entamer la monodiète, afin de ne pas trop perturber l’organisme. Pour cela, il faut limiter quelques jours avant le début de celle-ci les aliments difficiles à éliminer, tels que les produits raffinés (sucre, blé…) et les produits d’origine animale (viande, produits laitiers…). Bref, on mange le plus sain possible, mais je suis sûre que c’est déjà le cas hein ! 😉

Et bien sûr, on fait le plein de pommes… BIO bien sûr ! Bah oui, on est là pour nettoyer son organisme, pas pour le bourrer de pesticides ! Combien on en achète ? Personnellement je suis partie sur une moyenne de 8 pommes par jour : 2 au petit-déjeuner, déjeuner, dîner et 1 pour la collation du matin et de l’après-midi, soit environ 4 kilos de pomme pour la totalité de la monodiète. Mais forcément, cela est à adapter selon votre faim. Pour limiter la lassitude, je vous conseille aussi de prendre différentes variétés de pomme : Granny smith, Gala, Pink Lady, Fuji… Y’a le choix !

Pour ceux d’entre vous qui pratiquent une activité sportive régulière, prévoyez de la jouer tranquille sur ces 3 jours. Personnellement j’ai choisi de ne pas faire de sport du tout, de façon à réserver mon énergie pour le travail.

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Mon expérience au jour le jour

1er jour : Ce qui a le plus marqué mon premier jour, c’est surtout la faim. Un bon creux entre chaque « repas » et « collation ». J’avais plutôt la forme, sans doute car mon corps fonctionnait encore sur les repas consommés la veille, malgré un coup de fatigue en fin de journée. Devoir se contenter de pomme sur chaque repas est franchement frustrant. Si les consommer crues est idéal pour conserver les vitamines, c’est aussi vite lassant… Du coup je me suis rapidement préparée dés ce premier jour une grande quantité de compote maison (sans sucre bien sûr, avec un soupçon de cannelle). J’ai ainsi pu alterner entre compote, pomme crue et pomme cuite au four et au micro-ondes (quand la faim était trop pressante), ce qui a rendu ce premier jour et les suivants bien moins difficiles psychologiquement. Je me suis même surprise à déguster avec plaisir la pomme déclinée sous toutes ses formes dans un même repas, jouant sur le jeu des textures et du chaud/froid. Bon, ça m’a quand même pas empêché de rêver de bouffe entre le 1er et le 2nd jour hein… 🙂

2ième jour : On m’avait prévenu, le second jour est le pire… et je confirme totaaaaaalement ! J’avais un manque flagrant d’énergie, mais j’ai surtout subi de pleins fouets les effets secondaires de la monodiète qui seraient dû à l’élimination des toxines : nausées et maux de tête… youhou ! Les nausées ont été assez fortes l’espace d’une demi-heure, les maux de tête quant à eux venaient, repartaient, revenaient… mais n’étaient heureusement pas trop puissants. Si ces effets sont le signe d’une détox efficace, il faut quand même s’y préparer car c’est tout sauf agréable… Cela dit chaque corps est différent et réagira différemment, avec des symptômes plus ou moins forts, voire inexistants. Outre l’état physique, la monotonie dans l’assiette est toujours assez pesante, d’où l’intérêt de s’occuper l’esprit ! Personnellement être au travail ce jour là, même si ça m’a pompé de l’énergie, m’a permis de penser à autre chose qu’au contenu de mon frigo (fromaaaaaaaage). Dans la même idée, le soir avec mon homme (qui m’a suivi dans cette monodiète) nous avons filé au cinéma, gobant nos chips de pomme nature à côté des autres spectateurs s’empiffrant en toute innocence de pop corn et de maltésers. OUTCH.

3ième jour : Sans dire que le troisième jour fut facile (maaaaaaaaangeeeeeeer), il a été clairement plus simple à vivre que le précédent. Pas de maux de tête ni de nausées, la faim m’a laissé assez tranquille et j’avais une bonne forme ! Bon clairement tu comptes le nombre d’heures qui te sépare du petit déjeuner du lendemain (: Mais le soir de ce 3ième jour est surtout marqué par l’immense satisfaction d’être aller au bout, j’étais pas peu fière !

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Et après la monodiète ?

Alors que tu as envie de te taper des assiettes gargantuesques, te jeter sur tout ce qui passe (fromaaaaaaaage), la fin de la monodiète doit rimer avec modération. Il faut éviter de brusquer l’organisme qui a été mis au repos les derniers jours, manger des quantités raisonnables (tout en écoutant sa faim) en favorisant la consommation de fruits et légumes, tout en réintroduisant doucement céréales et légumineuses. Personnellement j’en ai mangé dés le lendemain, car besoin d’énergie pour donner un coup de main dans un déménagement. Si le matin et le midi se sont passés sans soucis (tu es juste très vite calé), le mélange semoule/pois chiche du soir chez la belle-maman m’a donné de très forts maux de ventre… Attention, chaque corps est différent, vous passerez peut-être au travers, mais sachez que ça peut arriver 🙂 L’autre catégorie d’aliments à réintroduire avec vigilance sont les protéines animales. Pour le coup il est conseiller d’attendre au moins 2 jours avant d’en consommer de nouveau, de façon à ce que l’organisme puisse les digérer et assimiler correctement.

Et le bilan alors ?

Pour être totalement honnête, la monodiète ce n’est quand même pas une mince affaire. Car oui 3 jours c’est pas le bout du monde ok, mais mine de rien ça demande quand même de s’accrocher et de faire appel à son mental ! L’ennui s’installe vite, que ce soit dans l’assiette, mais aussi au quotidien : tu n’as pas le plaisir de te préparer de bons petits plats (et vous vous doutez que c’était dur pour moi !), tu vis un peu reclu, pas de sport, pas d’énergie… J’ai quand même eu la chance que mon homme m’ait suivi dans cette expérience, car psychologiquement le voir s’enquiller des assiettes de pâte devant moi ça m’aurait fait dégoupiller haha !

Alors oui s’imposer une monodiète ça n’a rien de très plaisant, mais les effets qu’on en retire derrière sont quand même très positifs. Alors certes, je ne suis qu’à 24h de la fin de la monodiète lorsque j’écris ces mots, je manque donc de recul pour le moment. Mais je peux déjà vous donner ma première impression : la légèreté ! Je sens que ma digestion se fait bien plus facilement, et j’ai vu aussi une amélioration au niveau de ma peau, moi qui n’avait pourtant pas spécialement de soucis à ce niveau là.

En 3 jours, j’ai quand même perdu 3 kilos. C’est énorme, même si je sais que c’est en partie lié aux récents excès. Mais quand même, il n’y a rien de très sain à perdre aussi rapidement, et je sais parfaitement qu’à l’image d’une bonne gastro, je devrais reprendre ce poids assez vite, totalement ou en grande partie du moins. Donc je le rappelle, on ne fait pas de monodiète pour perdre du poids, c’est une mauvaise motivation. D’ailleurs, je pense que cette démarche est à déconseiller aux personnes fragiles vis-à-vis de l’alimentation, notamment celles souffrant de TCA. Une telle restriction peut derrière provoquer des comportements réellement dangereux. Prudence les amis ! ❤

J’ai aussi l’impression à travers cette monodiète d’avoir pris du recul vis-à-vis de la nourriture, et notamment sur les excès enchaînés ces dernières semaines. J’apprécie d’autant plus chaque aliment, je prends plus le temps de les savourer et j’ai moins envie de plats colossaux qui vont me remplir l’estomac plus qu’il n’en faut. Avoir faim, devoir se limiter à un seul aliment, lutter contre nos envies, ça ouvre les yeux sur notre rapport à l’alimentation dans la société actuelle. On peut s’empiffrer jusqu’à ne plus en pouvoir, avoir le luxe de se demander « bon qu’est ce qu’on mange ce soir? », avaler ce l’on veut quand on le veut, quel que soit la saison, quel que soit les cochonneries dans les aliments… alors que certains, que ce soit dans le monde ou au bout de la rue, n’ont pas le dixième de tout ce que nous avons à notre disposition. « Mais qu’est ce qu’on peut y faire? », je suis d’accord avec vous, et je ne vais pas pleurer sur mon pauvre sort d’occidentale. Mais je trouve ça important de prendre parfois le temps de prendre un peu de recul là dessus,et d’y penser.

En tout cas, je suis contente d’être allé au bout de cette expérience totalement nouvelle pour moi, qui m’a amené au delà de ce que je pensais être capable. Je sens mon corps allégé, comme s’il était « tout neuf ». Peut-être bien qu’il y a aussi une part de psychologique, mais est-ce vraiment grave ? Cette impression de remise à zéro me donne d’autant plus envie de prendre soin de mon corps, et ça c’est le plus important. Je pense clairement renouveler cette monodiète, peut-être à chaque période suivant les fêtes. Je ne pense pas aller au delà de 2 fois par an, car c’est quand même assez épuisant pour l’organisme, et parce que… j’aime trop manger 🙂

J’espère que ce retour sur mon expérience de la monodiète a su répondre à toutes vos interrogations. Et qui sait, peut-être que la prochaine fois on la vivra ensemble ! 🙂

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